Le respect
LE RESPECT Cette chronique s’inscrit dans la précédente qui traitait de l’âgisme. Parlons donc du respect. Je suis d’un naturel plutôt patient. Ma tolérance atteint cependant sa limite lorsque, par exemple au cinéma ou au théâtre, des gens autour de moi discutent ou commentent entre eux à voix haute du film ou de la représentation. Je prends alors la liberté de signaler à ces personnes qu’elles ne sont pas dans leur salon et que leur discussion me dérange. Si elles n‘obtempèrent pas, alors je me résigne, mais une fois la représentation terminée, parfois, je leur signifie que leur comportement est un manque total de respect. Je n’ai pas non plus d’indulgence envers des personnes qui se permettent de passer devant les autres dans une file d’attente. Là encore, je me permets de leur signaler que leur place est à la queue de la file. Ces exemples, bien que futiles, sont symboliques de l’essence même du respect. Pour comprendre le respect, il faut le considérer comme un vecteur de vivr...