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Entre l’élan de l’été et la lenteur de l’hiver

  ENTRE L’ÉLAN DE L’ÉTÉ ET LA LENTEUR DE L’HIVER Vacances. Un mot qui, à lui seul, évoque des souvenirs heureux et fait briller les yeux. Pour moi, les vacances, c’est être allongé près de ma fille de 8 ans sur une table de pique-nique, un soir de juillet à l'Île-du-Prince-Édouard, et écouter le bonheur. C’est partir à vélo avec mon fils lors d’une chaude journée d’été, sans penser à rien d’autre que le moment présent, un moment parfait. C’est aussi prendre la route avec ma conjointe, pas très loin, mais partir quand même …. avec comme condition essentielle, celle de s’arrêter en chemin pour un pique-nique. Les vacances, c’est tout ça à la fois.  Pour moi, il existe deux types de vacances : celles d’été et celles d’hiver. La saison estivale invite aux déplacements, qu’ils soient lointains ou tout près de chez soi. C’est un temps pour prendre l’avion, le bateau ou l’auto pour découvrir des espaces ou faire des rencontres. C’est le temps de sortir de sa routine pour se dépasser,...

Apprendre autrement pour agir ensemble

  APPRENDRE AUTREMENT POUR AGIR ENSEMBLE C’est sans doute par réflexe, ou par déformation professionnelle, que j’aborde à nouveau le sujet de l’éducation. Mais pas de celle dont on parle le plus souvent. Pas celle des écoles ou des établissements d’enseignement supérieur. Non. Ce que je vous propose aujourd'hui, c’est de réfléchir à l'éducation populaire. Justement parce qu’on en parle trop peu. Et pourtant, il est possible d'apprendre dans un cadre informel. L’apprentissage peut même dépasser ce dont on apprend sur les bancs d’école.  En termes simples, l’éducation populaire, c’est apprendre ensemble pour mieux comprendre la société et pouvoir y participer activement. Plusieurs seront peut-être surpris d’apprendre que les caisses populaires ont vu le jour en Acadie grâce à cette approche. C’est sous la forme des cercles d’études, animés par les propagandistes Martin Léger et Gilbert Finn, que la première caisse s'établit à Petit-Rocher en 1936. Et on connaît la suite. ...

Une amitié indéfectible

UNE AMITIÉ INDÉFECTIBLE Depuis toujours, j’ai un ami indéfectible : le livre. Je ne parle pas ici d’auteurs parce que j’en ai délaissé certains et que plusieurs m’ont déçu. Mais le livre, lui, ne m’a jamais quitté. Il m’a initié à la littérature, à l'histoire, m’a appris et m’a fait apprendre. Et  j’entends mes enfants me dire ce que je leur ai tellement dit : « On est jamais seul avec un livre ». Mon premier souvenir remonte à l’âge de 6 ans. Je ne fais pas partie de ces « enfants savants » qui savaient lire avant d'entrer à l’école. D’ailleurs, je n’ai pas vraiment souvenir qu’il y avait des livres à la maison durant ma petite enfance. À l’automne de ma première année du primaire, ma maîtresse, parce qu’à l’époque on n’avait pas des enseignantes mais des maîtresses, avait donné pour devoir de lire à haute voix devant la classe un extrait de notre livre de lecture. J’étais terrorisé de me retrouver devant la classe de sorte que la veille, j’ai appris par coeur ...

Les saisons d’une vie … et leur simplicité

LES SAISONS D’UNE VIE … ET LEUR SIMPLICITÉ  “ La vie est vraiment simple, mais nous insistons à la rendre compliquée. ” - Confucius. J’y souscris sans hésiter. À force de vouloir tout comprendre, nous finissons par alourdir ce qui pourrait être léger. De l’enfance, à l'âge adulte, en passant par l'adolescence, jusqu’à la vieillesse, nous compliquons ce qui, au fond, ne demande qu'à être vécu simplement.   Imaginons. Je suis un enfant. Comment puis-je avoir une vie simple, pas compliquée? Comment préserver mon innocence? Comment faire simple avec l’anxiété, la tristesse, la colère, l’estime de soi? Comment puis-je éviter le harcèlement scolaire? Comment être exempté de la violence, des abus, des conflits? Comment me détacher des écrans et de mes dépendances? D’abord, apprenez-moi à nommer mes émotions pour que je puisse mieux les comprendre et, par le fait même, mieux me comprendre. Laissez-moi m’ennuyer pour que je sois créatif. Offrez-moi un cadre clair; des règles simp...

L’ennui, cet allié inattendu

  L’ENNUI, CET ALLIÉ INATTENDU Si, de nos jours, il existe une “ bibitte ” à apprivoiser, c’est bien l’ennui. Bien que plusieurs cherchent à l'éviter à tout prix, personnellement, je ne le redoute pas. J’y vois même des vertus. En tombant sur un article de Marissa Groguhé publié dans La Presse + du 12 avril dernier intitulé :  L’ennui à apprivoiser , j’ai eu envie de poursuivre sa réflexion.  L’autrice tente d’abord de répondre à la question “ Qu’est-ce que l’ennui? ” en s’appuyant sur le philosophe allemand Martin Heidegger (1889 - 1976). Celui-ci décrit trois types d’ennui : être ennuyé par quelque chose (faire la file à l’épicerie), s’ennuyer à quelque chose (durant un spectacle qui s’étire) et, finalement, vivre un ennui profond, où rien de précis ne nous ennuie (comme, dans son cas, des périodes d’ennui volontaire). Tout comme Madame Groguhé, c’est le troisième type d’ennui qui m’interpelle. Faire face à sa propre vacuité. Peut-on expérimenter le vide ou être en abse...

Du veston au pyjama

  DU VESTON AU PYJAMA J’ai la nostalgie du temps où on s’habillait « propre » pour prendre l’avion. Un temps révolu, puisqu'aujourd'hui, dans les aéroports, on croise des passagers en bas de pyjamas. Traitez-moi de vieux fossile si vous voulez, mais je regrette cette époque où on s'endimanchait.  «  S’endimancher » … Il y a tout un rituel associé à revêtir ses plus beaux habits. D'abord, c’était relié à une journée particulière. Jadis, le dimanche, ou par exception, un mariage, des funérailles ou d’autres grandes circonstances qui méritaient de bien s’habiller.  Méritait, oui, le mot est juste. On méritait de bien se vêtir parce qu’on avait droit à une certaine récompense. Ce rituel, qui est maintenant chose du passé, appellait au respect : celui des autres, certes, mais surtout celui de soi. Pourquoi un gars comme moi, qui porte des jeans presque tous les jours, s'intéresse au phénomène de l’habillement? Parce que s‘habiller dépasse largement le simpl...

Quand le silence parle

QUAND LE SILENCE PARLE Ne sachant pas sur quoi écrire cette semaine, je me suis retrouvé face à … rien. Et c’est justement ce rien qui m’a mené au silence. (...) Les points de suspension sont les principaux symboles pour marquer un silence. Ils indiquent une interruption, une hésitation ou une suspension de la pensée. Mais pourquoi écrire sur le silence, alors qu’en moyenne, un individu est sollicité par plus de 10 000 visuels et sonores chaque jour? C’est justement pour cela que je tiens à m’exprimer sur le sujet.  Le silence n’est pas anodin. Il est  parfois nécessaire et souvent plus éloquent que la parole. Mon épouse l’apprécie lors de ses randonnées en forêt. Il lui permet de mieux apprécier la nature ce qui, pour elle, est un puissant agent anti-stress. Moi, je m’en suis souvent servi comme technique d’enseignement dans mes cours. Cette technique agit comme un outil de gestion de classe. Elle impose souvent le respect et l’attention dans le processus d’apprentissage...