Articles

Pourquoi pas de bonnes nouvelles?

POURQUOI PAS DE BONNES NOUVELLES? L’IA, la guerre civile, le zèle religieux, les aliments ultra-transformés, les crises du logement et de l’itinérance. Comme disait Plastic Bertrand….stop…encore…les catastrophes climatiques, les crises humanitaires, la pollution plastique, les inégalités sociales, la surpopulation mondiale, la surveillance de masse, Donald Trump et pire encore, novembre et sa grisaille qui s’installe à nos portes. Les mauvaises nouvelles sont devenues les couvertures médiatiques du monde moderne. C’est une tendance qui mène à la fatigue informationnelle puisqu’elles contribuent à augmenter notre niveau de stress et d’anxiété et qu’elles influencent notre moral pour le porter à la baisse.  Si les mauvaises nouvelles perturbent votre sommeil et que vous en avez par-dessus la tête de l’écho anxiété, alors les BONNES nouvelles sont manifestement l’antidote psychologique à la surcharge de nouvelles négatives. Oui, l’information positive existe. Par exemple, sachez que s...

Appropriation culturelle

APPROPRIATION CULTURELLE Sujet controversé s’il en est un, l’appropriation culturelle fait jaser. J’espère donc ne pas faire d’omelette en marchant sur des œufs par la publication de cette chronique. Pour mieux comprendre ce phénomène, quelques recherches auprès d’auteurs m’ont permis de retenir la définition d’Elise Van Haesebroeck ( Plasticité, 2025) qui le définit assez clairement en avançant que “ L’appropriation culturelle implique l’utilisation indue de coutumes, de pratiques, de symboles ou d’idées d’un peuple ou d’une société par des membres d’une autre culture, généralement dominante ”. À l’époque de Shakespeare, les rôles féminins dans la production de ses œuvres étaient joués par des hommes. À une certaine époque, le “ blackface ” (grimage en noir) était monnaie courante au théâtre ainsi qu’au début du cinéma. On maquillait alors un comédien blanc pour incarner une caricature stéréotypée de personne noire. Justin Trudeau s’est lui-même fait critiquer pour avoir arboré un “ b...

Nostalgie

NOSTALGIE Dans mon temps...C’était mieux autrefois…Le bon vieux temps…Nostalgie quand tu nous tiens. Était-ce vraiment mieux avant? Ou est-ce que le passé a tout simplement une forte emprise sur nous? Les souvenirs exercent un certain pouvoir. Ils nous rendent parfois heureux et par instants ils appellent au regret. En s’attachant excessivement ou en idéalisant trop nos souvenirs, on peut ressentir de la tristesse et des regrets face au passé. Il demeure qu'ils comportent certains bienfaits puisqu’ils provoquent des émotions positives. Mais la nostalgie peut aussi faire mal quand elle devient de la mélancolie. Victor Hugo disait que la “ mélancolie c’est la nostalgie de la tristesse, c’est le bonheur des tristes ”. Il n’y a pas si longtemps, 30 ou 40 ans à peine, j’aurais produit cette chronique à la main ou sur le clavier d’une machine à écrire. Pour les besoins de la cause, ou peut-être par nostalgie, je reprends le papier et la plume, avec l’aide du bon vieux dictionnaire, pour ...

La curiosité

LA CURIOSITÉ J’ai un ami qui carbure à la curiosité. Tellement, que ça me pousse aujourd’hui à explorer ce phénomène. Donc, comme point de départ, je m’interroge à savoir c’est quoi la “ curiosité ”?  Le mot vient du latin curiositas, qui signifie “ désir de connaître ” et est lié à cura “ soin”, “ souci ”. En philosophie, c’est le désir de connaître le pourquoi et le comment des choses. Stéphane Jacob, dans La curiosité - Éthologie et psychologie, avance qu’ “ Être curieux, c’est rester en mouvement, varier les chemins, rechercher ce qui diffère du déjà connu, et cela se fait par volonté mais aussi par penchant naturel ”. La parabole du Dr. Jekyll et Mr. Hyde est une symbolique qui représente assez bien la curiosité avec ses deux facettes bien distinctes; l'une bonne et l’autre moins. D’un côté, la curiosité peut être mal perçue parce qu’elle a tendance à déranger. On la qualifie alors de vilain défaut parce qu’elle tend vers l'indiscrétion. Se montrer indiscret c’est surtout...

Le respect

LE RESPECT Cette chronique s’inscrit dans la précédente qui traitait de l’âgisme. Parlons donc du respect. Je suis d’un naturel plutôt patient. Ma tolérance atteint cependant sa limite lorsque, par exemple au cinéma ou au théâtre, des gens autour de moi discutent ou commentent entre eux à voix haute du film ou de la représentation. Je prends alors la liberté de signaler à ces personnes qu’elles ne sont pas dans leur salon et que leur discussion me dérange. Si elles n‘obtempèrent pas, alors je me résigne, mais une fois la représentation terminée, parfois, je leur signifie que leur comportement est un manque total de respect. Je n’ai pas non plus d’indulgence envers des personnes qui se permettent de passer devant les autres dans une file d’attente. Là encore,  je me permets de leur signaler que leur place est à la queue de la file. Ces exemples, bien que futiles, sont symboliques de l’essence même du respect. Pour comprendre le respect, il faut le considérer comme un vecteur de vivr...

Être vieux dans l'oeil d'autrui

ÊTRE VIEUX DANS L’OEIL D’AUTRUI Dans une chronique précédente intitulée “ Plaisir de vieillir ”,  je faisais part de mon opinion sur le vieillissement à savoir que vieillir est un privilège. Je n’ai pas changé d’avis mais l’été dernier alors que je prenais le petit-déjeuner avec des amis de la région d’Ottawa (que je ne vois pas assez souvent d’ailleurs, n’est-ce pas Nounou? J’ai toujours voulu insérer “ Nounou ” dans un de mes textes. Mais ne vous laissez pas berner par ce sobriquet. Nounou a toute une plume et il a déjà remporté le prix France-Acadie. Mais là, je m’éloigne du sujet), ceux-ci m’ont donné matière à réfléchir. La discussion est tombée sur le vieillissement pour qui, d’après eux, est souvent dans le regard de l’autre. C’est donc dire que la vieillesse peut être une question de perception. Le sociologue Derrick De Kerckhove disait de la perception “ qu'elle n’est pas le constat d’une réalité objective, elle est la négociation d’une présence au monde ”. En effet, la pe...

La résistance par la joie

RÉSISTANCE PAR LA JOIE Alors que nous subissons une surenchère de mauvaises nouvelles, que nous souffrons d’un président orange comme symptôme d’une société décadente et que des conflits mondiaux se multiplient et s'éternisent, quoi de mieux que la “ résistance par la joie ” pour reprendre la rédaction de mes chroniques. Pour ce faire, je m’inscris ici dans la pensée philosophique de Spinoza qui présente une éthique de la joie :  “ La joie est la force motrice de l’éthique, parce qu’elle transforme en êtres actifs tous les individus qu’elle touche. La joie fait tourner les rouages de la grande horloge de la vie morale.  Chaque joie est un gain, et un gain est un gain, si petit soit-il ”.  D’aucuns pourraient critiquer ma position ou la considérer comme creuse et déplacée à la lumière des défis du jour. N’allez pas croire qu’il s’agit pour moi d’un aveuglement ou d’une forme d’insouciance envers les enjeux cruciaux de notre planète malade. Non, ce que je veux afficher c’es...